Quand l’économie du peu rencontre l’économie sociale….

Publié le par Sandrine Ansart

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Ce mardi 9 mars 2010, le journal de 13h de France 2 nous donne un bel exemple de réalisation de l’économie du peu. De quoi s’agit-il ?

Mr David, personne agée en difficultés habite une maison déclarée récemment insalubre et devant donc être détruite.  Démuni financièrement et ne souhaitant pas déménager, les solutions semblent limiter voire mener à une impasse.

 Intervient l’Association Emmaus  de Neuilly-Plaisance qui construit à côté de l’habitat actuel de Mr David, un chalet de 40m2 constituées de palettes de bois recyclées. Elle ouvre également ces entrepôts pour meubler et équiper le chalet. On avait promis un lieu d’habitation « acceptable » à Mr David, lui estime que c’est quasi du luxe ! Coût de l’opération : 25000 euros pour partie financés par les collectivités locales.

L’économie du peu trouve ainsi une résonnance intéressante avec l’économie sociale.

Ainsi

(i)        Au-delà de l’usage de produits en fin de vie (les palettes de bois recyclées) qui correspond au versant « production » de l’économie du peu,

(ii)       vient s’intégrer l’idée de projet de vie qui donne un sens aux réalisations et aux choix qui peuvent être faits –aide à une personne en difficulté par une association de réinsertion-, correspondant ainsi  au type de comportement des acteurs et de leurs motivations dont fait état l’économie du peu

(iii)      et à la place de la proximité dans ces réalisations (proximité des acteurs, importance des liens sociaux eux-mêmes souvent circonscrits à un territoire) qui souligne que le comportement des  acteurs ne peut être envisagé sans prendre en considération leurs réseaux et la manière dont ce même réseau vient influencer leurs choix, leurs projets de vie.

 

On a ainsi produit avec peu pour un projet de vie qu’on peut estimer de peu mais engendrant un niveau de satisfaction extrême 
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Publié dans généralités

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R
<br /> Une bien belle histoire. On aimerait en savoir plus sur le mode de collecte des palettes, sur la provenance des personnes qui ont travailler à construire le chalet - nombre, compétences requises<br /> dont corps de métier, etc. En l'occurrence, d'où vient le "stock" de ressources matérielles, de main d'oeuvre, de connaissance ici mobilisés ?<br /> <br /> <br />
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