Viens chez moi, j’ travaille chez un "pote"…

Publié le par Raffi Duymedjian

piece-japonaise.jpg

 

Une initiative qui relève typiquement de l’Economie du Peu se trouvait décrite hier sur rue89 sous le titre « Et si les entreprises prêtaient leurs bureaux aux start-ups ? ». Il y est question d’une association, le Bureau Ambroise, dont l’un des fondateurs, Augustin Paluel-Marmont (voir vidéo) est « hanté » (comme il le dit) par cette simple question « qu’est-ce que je fais pour les autres ». L’idée démarre sur ce que j’appellerai un bricolage, à savoir une entreprise, Michel Augustin (dont Augustin Paluel-Marmont est co-fondateur) qui, prenant plus d’ampleur, se permet d’accueillir de manière complètement spontanée « des copains qui montaient des boites ». Puis de bricolage tactique, l’entreprise passe à ce que nous avons appelé une stratégie bricolante en formalisant ce concept de prêt d’espace de travail, concept qui prend le nom de Bureau d’Ambroise.

 

Cette démarche appartient d’après nous à l’Economie du Peu dans la mesure où le petit espace que certaines entreprises ont à disposition, et qui demeure inutilisé,  rend un grand service pour celles qui n’ont « nulle part » ou travailler. Les ingrédients pour que cette mayonnaise prennent sont (1) l’envie de partager, de rendre service, (2) une formalisation, la mise en place de conventions requises dès lors qu’il ne s’agit plus d’une relation d’amitié et (3) une relation de confiance. Or,  cette dernière ne semble pas simple à établir, l’article de Rue89 pointant en conclusion du doigt les efforts encore à faire dans ce qu’ils appellent la mise en relation.

 

Cette histoire me rappelle dans une certaine mesure le mode de vie des japonais qui, encore aujourd’hui, ont une approche de l’espace bien différente de la nôtre. Celui-ci étant plus limité, il est fréquent de voir des appartements dans lesquels la pièce principale sert à la fois de salle à manger, de salon et de chambre des parents, chacun de ces usages-moments se succédant et ne demandant qu’un « petit » effort  de rangement. Le peu d’espace devient un beaucoup en termes fonctionnels le même lieu servant à trois fonctions très différentes.

 

Et chez vous, quelles pièces sont utilisées à plus de 30 % ?

Publicité

Publié dans Bricolage

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
<br /> Bon finalement la dévise des néoclassiques serait "pour avoir le mieux, faire le plus" (pour l'optimum, passer par la maximisation).<br /> <br /> <br />
Répondre
V
<br /> Aïe! Il semble qu'être économe ne concerne pas directement l'optimisation. Il s'agit de trouver la meilleure des solutions possibles sous contrainte.<br /> Est-ce que chercher à baisser les coûts revient à être économe ou s'agit-il de 2 démarches parallèles mais différentes.<br /> La maximisation est le plus possible. L'optimisation est le mieux possible. On maximise son profit, on optimise les process de production. Les deux termes sont parfois utilisés l'un pour l'autre.<br /> Mais finalement, seul l'optimisation nous donne une limite à la satisfaction.<br /> <br /> <br />
Répondre
R
<br /> Comme il est difficile d'utiliser le mot optimisation ! Dès qu'un individu "économise", utilise ses ressources avec prudence, parcimonie, dès qu'il fait avec le peu qu'il a (ici, des appartements<br /> de 40 M2 pour 4), il optimise. Je pense qu'en apparence, rien ne différencie la parcimonie de l'optimisation et que qualifier un acte d'optimisation hors de toute affirmation de son auteur relève<br /> d'une hypothèse sur un état mental inacessessible à l'observateur.<br /> <br /> Autre question : quelles sont les différences entre l'optimisation et la notion de maximisation en économie ?<br /> <br /> <br />
Répondre
V
<br /> Attention! La fin laisserait supposer une optimisation de l'espace. La démarche est sans calcul donc, calculs financiers. Seuls ces derniers intéressent les économistes. Les autres (sociaux,<br /> relationnels) relèvent de l'intime. On ne peut pas psychanalyser tous les agents économiques !<br /> <br /> <br />
Répondre